Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
ARTICLES
CITATION

 «Poète prends ton luth et me donne un baiser...»

Préférences

Se reconnecter :
Votre nom (ou pseudo) :
Votre mot de passe
Captcha reload
Recopier le code :


  Nombre de membres 40 membres
Connectés :
( personne )
Snif !!!
Recherche
Recherche
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Bienvenue sur abrulepourpoint

wink  LIVRES  wink   

JEU de la POÉSIE

trouvez l'auteur de chaque extrait...

1 – Je suis le ténébreux – le veuf – l’inconsolé
Le prince d’Aquitaine à la tour abolie :

Ma seule étoile est morte et mon luth constellé
Porte le soleil noir de la mélancolie.

2 – Rossignol, mon mignon, qui par cette saulaie
Va seul de branche en branche à ton gré voletant
Et chante à l’envi de moi qui vois chantant
Celle qu’il faut toujours que dans la bouche j’aie.

3 – Si le poète pouvaitPETITErose.jpg
s’enfuir à tire-d’ailes
Les enfants voudraient
partir avec lui.

 4 – Je vis, je meurs ; je me brûle et me noie
J’ai chaud extrême en endurant froidure ;
La vie m’est trop molle et trop dure ;
J’ai grands ennuis entremêlés de joie.

5 – Pleurez doux alcyons, ô vous oiseaux sacrés
Oiseaux chers à Thétis dans alcyons pleurez
Elle a vécu Myrto, la jeune Tarentine… 

6 -  Du Rouge au Vert tout le Jaune se meurt
Quand chantent les aras dans les forêts natales…
La fenêtre s’ouvre comme une orange
Le beau fruit de la lumière…   

7 - Au calme clair de lune triste et beau,
Qui fait rêver les oiseaux dans les arbresPETITErose.jpg
Et sangloter d'extase les jets d'eau,
Les grands jets d'eau sveltes parmi les marbres.

8 - Qui voyage si tard par le vent et la nuit ?
C'est un père avec son enfant.
Il le tient serré contre lui,
L’enlace et le réchauffe.

9 - Il est amer et doux, pendant les nuits d’hiver,
D’écouter près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s’élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.

10 – Jeune gente, plaisante débonnaire,
Par un prier qui vaut commandement
Chargé m’avez d’une ballade faire
Si l’ai faite de cœur joyeusement 

11 – A qui dira-t-elle sa peine,
La fille qui n’a point d’ami ?
La fille qui n’a point d’ami,
Comment vit-elle ?
Elle ne dort jour ne demi
Mais toujours veille
Ce fait d’amour qui la réveille
Et qui la garde de dormir.

12 – Dans un grain de sable voir un monde
Et dans chaque fleur des champs le paradis
Faire tenir l’infini dans la paume de la main
Et l’éternité dans une heure.

13 – Agé de mille ans, j’aurais encore la force
De t’attendre, ô demain pressenti par l’espoir,
Le temps, vieillard souffrant de multiples entorses,PETITErose.jpg
Peut gémir : le matin est neuf, neuf est le soir.

14 - Salut à toi, Esprit joyeux!
Car oiseau jamais tu ne fus
Qui dans le ciel, et presqu'aux Cieux
Epanche en longs accents profus
Un cœur empli de sons qu'aucun art n'a conçus.

15 - Rien n’est jamais acquis à l’homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son cœur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d’une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n’y a pas d’amour heureux

16 - Viens donc ; et de ce bien, ô douce Volupté,
Veux-tu savoir au vrai la mesure certaine ?
Il m'en faut tout au moins un siècle bien compté ;
Car trente ans, ce n'est pas la peine.

17 - La nature est tout ce qu'on voit,
Tout ce qu'on veut, tout ce qu'on aime,
Tout ce qu'on sait, tout ce qu'on croit,
Tout ce que l'on sent en soi-même.

18 - Si l'oiseau ne chante pas
c'est mauvais signe
signe que le tableau est mauvais
mais s'il chante c'est bon signe
signe que vous pouvez signer
Alors vous arrachez tout doucement
une des plumes de l'oiseau
et vous écrivez votre nom dans un coin du tableau. 

19 -   Ce toit tranquille, où marchent des colombes,PETITErose.jpg
Entre les pins palpite, entre les tombes;
Midi le juste y compose de feux
La mer, la mer, toujours recommencée
O récompense après une pensée
Qu'un long regard sur le calme des dieux !

20 - C’est ce souvenir, fleur toujours vivante
Qu’aujourd’hui je jette encore poignant
La tombe béante
De nos yeux sans pleurs en rosée ardente.
Reçoit chaque larme en goutte de sang.
Et nous ignorons si dans la tourmente
Notre cœur est mort ou s’il est vivant.

21 – C’était dans la nuit brune
Sur le clocher jauni
La lune
Comme un point sur un « i ».

22 - Mais vrai j’ai trop pleuré ! Les Aubes sont navrantes
Toute lune est atroce et tout soleil amer :
L’âcre amour m’a gonflé de torpeurs enivrantes.O que ma quille éclate !
O que j’aille à la mer !

SOLUTION : http://www.abrulepourpoint.fr/articles.php?lng=fr&pg=788

...ainsi que la solution des autres jeux !

Delphine Desanges

 
 
Les 10 dernières nouvelles
DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

Lire la suite Lire la suite

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

Fermer Fermer


Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

Lire la suite Lire la suite

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

Fermer Fermer


Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

Lire la suite Lire la suite

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

Fermer Fermer


ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

Lire la suite Lire la suite

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

Fermer Fermer


Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

Lire la suite Lire la suite

dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

Fermer Fermer


Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

Lire la suite Lire la suite

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

Fermer Fermer


Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

Lire la suite Lire la suite

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

Fermer Fermer


MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

Lire la suite Lire la suite

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

Fermer Fermer


Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Lire la suite Lire la suite

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Fermer Fermer


Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Lire la suite Lire la suite

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Fermer Fermer