Texte à méditer :  

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir :
Le violon frémit comme un cœur
qu'on afflige ;
Valse mélancolique et langoureux vertige !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.


    Baudelaire "Harmonie du soir"

 
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« Pédagogue passionné, il plaçait en la jeunesse toute sa confiance et tous ses espoirs », Werner Renz, historien

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FRITZ BAUER (1903-68)

Avant d’ébaucher la vie de Fritz Bauer et l’écueil de l’affrontement avec les anciens nazis, un mot sur la dénazification diligentée par les ALLIÉS juste après la Seconde Guerre mondiale - décidée très tôt. Malheureusement, comme le souligne Alfred Grosser, aucun des Alliés n’en avait la même conception, au-delà du procès de Nuremberg. Le 5 mars 1946, la responsabilité de la dénazification, en zone américaine, passe aux autorités allemandes qui instaurent des chambres d'épuration traitées par les juges. Après la fondation de la République Fédérale, le Bundestag supprime cette dénazification par la loi du 1 juillet 1951. Et un certain nombre de nazis échappa à la justice : Kurt Waldheim, secrétaire général des Nations unies et président de l'Autriche n’en est que l’exemple emblématique !
Fritz Bauer, lui, consacrera sa vie à poursuivre et tenter d’inculper ces anciens nazis. Il fut, d’abord, le Bauer_Fritz_Studentk_HD_Uniarchiv.jpgplus jeune docteur en droit d'Allemagne et juge assesseur à la cour locale de la région de Stuttgart. 1920, adhérant au Parti social-démocrate et juif de surcroit, il est évincé de la fonction publique, la Gestapo l’emprisonna en 1933. Heureusement sa fuite au Danemark en 1943 réussit ! Lors de l’occupation du Danemark, il finira résider en Suède : avec Willy Brandt, du Parti socialiste ouvrier, ils fondent La Tribune socialiste.

Son retour s’effectuera en 1949 à la création de la République Fédérale d’Allemagne, il réintègre la fonction publique et particulièrement le système judiciaire, sa spécialité. D’abord, Directeur des cours Fédérales, Bauer est nommé, en 1956, procureur général du Land de Hesse, situé à Francfort-sur-le-Main où il demeurera jusqu'à sa mort. Bauer va œuvrer, par l’intermédiaire d’un procès largement médiatisé en 1952, à la réhabilitation des auteurs de l’attentat manqué contre Hitler du 20 juillet 1944 - encore considérés comme traitres car essentiellement miliaires ! C’est à dire de Von Stauffenberg à Rommel (suicidé), l’amiral Canaris le pasteur Bonhoeffer lui-même et tant d’autres… Enfin, Bauer tentera de jouer un rôle décisif dans la réforme radicale du droit pénal et du système carcéral.
Ici, on lit l’influence du philosophe KARL JASPERS, réfugié en Suisse en 1945, après ses terribles affirmations à Heidelberg sur la «culpabilité allemande». Relativement optimiste quant à la prise de conscience des Allemands sur l'atrocité des événements de la Seconde Guerre, mais seul au milieu de professeurs plus ou moins anciennement nazis qui tentent d’échapper à la dénazification. (Jaspers poursuivra se travaux en psychiatrie et recherches sur l’existentialisme. Brièvement ami de Martin Heidegger, il inspirera Paul Ricœur). S’intéressant aux Droits de l'Homme et aux menaces pesant sur eux provoquées par la science moderne, l'économie, et les institutions politiques il infléchira la pensée de ses compatriotes et de Bauer à l’évidence.
Pour Bauer, il fallait rompre le silence autour non seulement du totalitarisme mais de la Shoah alors que la société ouest-allemande, en plein miracle économique n’a qu’une idée : en occulter les horreurs, préférant tourner la page. Cible d’innombrables courriers haineux, coups de fil antisémites et d’une menace d’attentat à la bombe, le procureur général de la Hesse a aussi fait l’objet d’un complot néo-nazi pour l’assassiner, poursuit son biographe. « Voulez-vous que chaque jeune dans ce pays se demande si son père était un meurtrier ? », lance au parquetier l’un de ses collègues, « Oui, c’est exactement ce que je veux », réplique le héros du film Le Labyrinthe du silence.
Ainsi furent promulgués les lois spéciales, provoquant le débat sur la prescription jusqu’au milieu desjurista-aleman-fritz-bauer-1434483231161.jpg années soixante. Là commence sa lutte pour rendre justice et compensations aux victimes des nazis. Grâce à l’initiative du procureur Bauer commencèrent dès 1959, les analyses et recherches sur AUSCHWITZ au tribunal de Francfort. Cette décision prise, le parquet de Francfort a pu enquêter de manière systématique sur les exécuteurs d’Auschwitz. Plus de mille noms de SS ! A l’époque, les responsables de l’enquête ne pouvaient pas compter sur des résultats mis à jour par les historiens. Seulement des listes publiées par le premier commandant, Rudolf Höss. Et le législateur de RFA avait renoncé à instaurer des règles spéciales pour les crimes nazis. Car il a abandonné le traitement de l’instruction sur l’Holocauste à la seule Justice. L’édition des sources, publiée par l’Institut Fritz Bauer à l’occasion des 50 ans du «Procès de Francfort» rend hommage à ce travail d’exploration et approfondissements – si ardu et pénible - des procureurs et du tribunal. Les juristes, en poste auprès des autorités judiciaires, ont fourni au début des années 1960 une tâche que les historiens allemands n’étaient pas encore prêts à effectuer.
Tous ces efforts aboutiront à ce procès en action collective contre seulement 22 personnes. Car Bauer rassembla d’abondantes requêtes et témoignages personnels des victimes – le tout réussissant à enclencher le procès dit « d'Auschwitz » à Francfort qui durera de 1963 à 1965. « Dès que je sors de mon bureau, je pénètre en territoire ennemi », constatait-il, en butte au zèle inégal des magistrats de son ressort et à la présence massive d’ex-juristes du IIIe Reich, explique l’historien Werner Renz, auteur de « Fritz Bauer et l’échec de la justice ».
Risquant la trahison Bauer transmet au Mossad, en 1957, les renseignements collectés pour la capture ultérieure d'Adolf Eichmann. Un rescapé du camp de concentration de Dachau, émigré en Argentine dans les WP_Adolf_Eichmann_1942.jpgannées 1950 avec toute sa famille : sa fille Sylvia se trouva en relation avec Klaus, le fils aîné d'Eichmann (sous le nom de Klement). Les révélations de ce dernier sur le passé nazi de son père, ainsi que la lecture en 1957 d'un article concernant les criminels nazis réfugiés en Argentine (dont Eichmann), certifient les suspicions. Alors, Fritz Bauer, informé, mais se défiant du système judiciaire allemand toujours infiltré par d'anciens nazis, prévient directement les autorités israéliennes qui le pourchasseront et le cerneront. Le Mossad élabore un plan d'enlèvement d’Eichmann jugé en 1960 et exécuté en Israël – au grand regret de Bauer qui espérait son extradition et son procès à Berlin !
Bauer fonde également en 1961, avec Gerhard Szczesny,Le Syndicat humaniste organisation pour défendre les Droits de l'Homme. Après sa mort, on conçut le Prix Fritz Bauer. De plus, l'Institut Fritz Bauer fut fondé en 1995, une association à but non lucratif consacrée aux droits civils, qui se concentre sur l'histoire et les conséquences de l'Holocauste. Enfin on peut remarquer que Bauer meurt très peu de temps après le procès pendant le quel il avouera ne pouvoir dormir qu'avec des somnifères : "C'est mon enfer !" L’efficience de cet humaniste engagé sur tous les fronts, de la réhabilitation de la résistance allemande à la réforme des prisons, n’a cessé de croître après son décès. Et pour nous, Français, il est tout de même anormal que les biographies sur Fritz Bauer ne soient pas traduites…

LE PROCÈS D'AUSCHWITZ A FRANCFORT (1963-65)

Le Procureur Général, FRITZ BAUER s’était entièrement impliqué à la fois pour mettre en route et bâtir ce procès afin qu’il se déroule en Allemagne. Sa préoccupation : la spécificité du programme nazi d’extermination des juifs et la poursuite, des responsables de l’activité du camp. Mais au regard des 6 à 8000 SS coupables du génocide, ne restaient que 22 personnes à juger. Jugés pour des meurtres ou exactions commis individuellement et non sur ordre reçu soulignons-le - cette dernière circonstance étant considérée comme insuffisante par la législation allemande pour établir un crime. Un membre de la SS ayant pris part au gazage de milliers de détenus ne pouvait ainsi être poursuivi pour complicité uniquement s’il avait battu à mort un prisonnier, par exemple…
Selon Gerhard Wiese (l’un des procureurs adjoints) le Procureur Général Fritz Bauer tenait à ce que la procédure pénale soit englobante : éviter de la morceler en une série de petits procès pour intégrer tout le personnel du camp, toutes fonctions de la hiérarchie représentées parmi les 22 accusés : un adjudant [immédiatement subordonné au commandant du camp], un médecin, infirmiers, un chef de bloc … Bauer craignait, non sans raison, que si on ne regroupait pas le tout en une seule et même procédure pénale l’essentiel du concept de l’ensemble du système concentrationnaire se désagrégerait. De plus, les témoins ne seraient pas venus plusieurs fois à Francfort et l’exposé des preuves aurait dû se répéter … L’objectif de Bauer s’avérait donc pertinent qui recommandait avec fermeté que le procès projette une lumière explicite et pénétrante, une fois pour toutes, sur la singularité génocidaire d’Auschwitz. Ainsi, pour l’accusation, Auschwitz devait être considéré dans cette intégralité [cf. Conférence de Wannsee 1942 dite Nuit et Brouillard] c'est-à-dire ayant pour but l’anéantissement radical : les responsables du gaz comme ceux qui massacraient par le travail, chaque fonctionnaire ayant son emploi dans ce projet, secrétaire ou adjudant, médecin... La Cour estimait, au contraire, qu’il fallait séparer les meurtres, sans tenir compte de cette «division du travail» pour provoquer plus d’acquittements, alors que tous, officier SS, médecin ou autre fonction, s’étaient vu attribué un service. Or, le Bundesgerichtshof (BGH) [l’équivalent de la Cour de cassation en France] n’a pas suivi cette l’interprétation. Et pour l’espace réservé au déroulement des audiences, finalement, le Maire de Francfort, Werner Bockelmann [membre du SPD], offrit à la Cour, pendant trois mois, la salle du Conseil municipal.

L’entretien avec une ancienne victime fait ressortir les problèmes pratiques intensifiant la pénibilité pour les rescapés : rien de prévu pour les accueillir, beaucoup venant des quatre coins de l’Europe. D’abord le choc de cette langue allemande, celle des anciens bourreaux ; de plus certains se retrouvèrent logés dans le même hôtel que les anciens SS, par exemple, Karl L. Mulka, l’adjudant du dernier commandant d’Auschwitz. Le nombre de ces victimes et témoins était impressionnant et ils se troublaient devant la dimension que prenait procès. En revanche le soin apporté au choix des interprètes – sachant se mettre à leur place - les a énormément rassurés étant donné l’émotion soulevée. Là, au moins on les épaulait. Jusqu’à la visite à d’Auschwitz même, (en Pologne, en pleine la Guerre Froide). Nécessité de vérifier, sur place, avec le plus de précision possible, toutes les données annoncées : lieux, conditions de visibilité, acoustique, tests pour déterminer ce qu’on pouvait distinguer et interpréter… Nouveau calvaire, pour eux, aux mains de la défense !
Justement, Les avocats de la défense, pour leur part, tentèrent, évidemment, de déformer ou corriger les dépositions si difficilement énoncés déclenchant l’intervention des représentants des victimes qui présentèrent une opposition inébranlable : ces derniers ne se sont pas laissé démonter par la problématique agitée – à part des indications de détails si ardus dans un tel contexte ! Ainsi les débats se déroulèrent dans une atmosphère saisissante avec sa surprenante liberté de parole : les uns et des autres n’économisèrent ou censurèrent rien à travers leur communication…
Autre trait, selon Gerhard Wiese, la liberté de mouvement d’une partie des accusés, par rapport aux charges si capitales. Estimait-on le risque de dissimulation des preuves à ce point mineur ? L’opinion semblait prédominer selon laquelle il n’y avait pas de danger de fuite étant donné la stabilité de leur vie ! Ainsi se précise cette saisissante image de citoyens « ordinaires », vêtus normalement, sans comportement caractériel mais, au contraire, plutôt bourgeois - comme s’il était impossible de se représenter ce qui se cachait derrière ces personnages et la monstruosité de leurs actes passés ! Certes, ils ont reconnu qu’ils étaient membres du parti nazi, membres de la SS, ou alors qu’ils y avaient été « affectés » au « travail » d’extermination. Là, on se heurte à HANNAH ARENDT, « la banalité du mal », notion dégagée et démontrée en 1963, dans son ouvrage « Eichmann à Jérusalem ». Au-delà des polémiques - l'inhumain se loge-t-il en chacun de nous ? - aujourd'hui, nous distinguons catégoriquement cette banalité-là de la « banalisation ». En fait, Hannah Arendt y voit ce manque de réflexion, non du à un destin ordonné et infligé mais un lâche choix personnel. Penser, faculté humaine, est une pratique dont chaque homme revêt la responsabilité de distinguer le bien du mal. Eichmann reste donc coupable d’une obéissance mécanique qui ne l’amnistie en aucune manière, car elle équivaut au soutien du massacre. Hannah Arendt déduit : le jugement nous défend contre le totalitarisme. La caractéristique de la Shoah demeure l’abomination du pouvoir nazi si apte à l’extension et l'usage des techniques modernes pour réaliser son projet catastrophique ; transformation du meurtre isolé en meurtre anonyme, massif. L'utilité, l'efficacité remplace la morale. (1)
Enfin, il est difficile d’établir l’impact de ce procès sur le peuple allemand. Certes des classes d’école y ont assisté - cependant les enseignants ont-ils contribué à une meilleure compréhension ? Le procès étant public, il permit de mettre en lumière, auprès du plus grand nombre, les éléments constitutifs de la Shoah en lien avec le comportement de ceux qui en furent le bras armé. La seule évidence : Francfort a définitivement établi ce qui s’était passé à Auschwitz. On ne peut pas se débarrasser de l’Histoire. D’autres procès ont eu lieu en 1977; puis Demjuanjuk en 2011; Oskar Gröning.Et ce n'est pas un hasard si en 1963 est créée à Berlin la pièce de Hochhuth,"LE VICAIRE" (dont Costa Gavras s'inspirera pour "Amen") sur le silence de Pie XII pendant la Shoah: recherche de culpabilité ?... Et un jour de 1970, un chancelier, Willy Brandt agenouillera devant le ghetto de Varsovie …

Antoine Fignes

(1) Lourd litige impossible à plus développer ici…

 
 
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DEMAIN - par Anne-Flore le 23/06/2016 @ 17:44

https://youtu.be/Bk2LnbrXx_I Internet : https://www.demain-lefilm.com/
A voir absolument : loin des boniments politiques ou autres des vraies solutions :
"Nous passons notre temps à faire des films où nous sommes éradiqués par des zombies, des bombes nucléaires, des épidémies, des robots, des extraterrestres, de petits gremlins… Nous adorons ça ! Mais où sont les films qui parlent du contraire ? Ceux où nous nous rassemblons et où nous résolvons les problèmes ? Nous n’en avons pas vraiment… L’être humain est tellement ingénieux, tellement créatif. Nous pourrions faire des choses extraordinaires, mais pour ça nous avons besoin de nous raconter ces histoires. Avoir une vision, raconter une histoire, c’est comme de jeter devant soi un tourbillon qui vous entraîne..." Rob Hopkins Pour raconter cette histoire, l'équipe se rend dans 10 pays : la France et l'île de la Réunion, le Danemark, la Finlande, la Belgique, l'Inde, la Grande-Bretagne, les Etats-Unis, la Suisse, la Suède et l'Islande...

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Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !

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Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.

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Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

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