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"On ne voit bien qu'avec le coeur,

l'essentiel est invisible aux yeux..."

Antoine de Saint Exupéry

  
 
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« Tu ne feras pas d’idole, rien qui ait la forme de ce qui se trouve là-haut… » Deutéronome (V, 8)

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JÉSUS DANS LE CINÉMA

Les chrétiens, seront toujours tentés de portraiturer l’effigie de Jésus, évoquée à travers les Évangiles et la foule de représentations du Moyen Age, due à l’analphabétisme des laïcs, n’a, en fait, jamais cessé… Remarquons, cependant, qu’on n’en trouve pas dans les temples protestants ! Le cinéma semble s’être emparé de l’icône ! 

Intolérance (Love's Struggle Throughout the Ages) film muet de D. W. Griffith, 1916. Quatre exemples : la répression des grèves, le massacre de la Saint-Barthélemy, la Passion du Christ et Babylone. Démonstration de la férocité de l'homme envers son prochain à travers les âges. Superproduction mais échec commercial ! Pour Eisenstein, "Le meilleur du cinéma soviétique est sorti d'Intolérance. Quant à moi, je lui dois tout."

Golgotha de Julien Duvivier 1935.
Jean Gabin (Ponce Pilate Robert Le Vigan (Jésus), Harry Baur (Hérode)…et Edwige Feuillère ! pasolini-2.jpegCélèbre avec « Pépé le Moko », ou « Panique » et surtout Jésus en voix off dans les « Don Camillo » ! Selon Jean Renoir « Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète ». Et Jésus ?

L'Évangile selon saint Matthieu de Pier Paolo Pasolini, 1964.
Une réunion à Assise lui fit lire l'Évangile de Matthieu d’où le désir du film. Les recherches philologiques et historiques pour le réaliser le menèrent en Israël et en Jordanie pour les repérages avec le bibliste don Andrea Carraro. Mais la contemporanéité des lieux le conduira à tourner son film dans le sud de l’Italie le plus miséreux et arriéré. « J'ai emprunté à Piero della Francesca les costumes pour représenter la classe dirigeante… Le Christ a un caractère archaïco-byzantin, ou baroque espagnol, outre l'évidente implication d'El Greco ». Les acteurs ne sont pas des professionnels et ce Jésus-là ressemble souvent à un militant ! Pasolini se sert, pour la première fois du zoom avant. Enfin, dédié au « glorieux Pape Jean XXIII le film reçut le prix spécial du jury au Festival de Venise et celui de l'Office Catholique du Cinéma.

Le Messie coproduction franco-italienne de Roberto Rossellini 1976.
« Lorsque je tourne Le Messie, la façon dont les apôtres-pêcheurs vont à la pêche est aussi importante pour comprendre la pensée de Jésus que la parole de celui-ci. Inversement, pour que cette parole prenne sa signification totale, il faut que l'homme qui s'exprime soit mis dans son contexte historique précis. Voilà pourquoi j'utilise des plans-séquences dans lesquels je peux insérer une assez grande quantité de messages pour permettre à chacun de s'approcher des choses selon sa propre nature ». Les intentions sont claire : « [Le Christ] a une vision aiguë, transcendante, de ce qui l'entoure. C'est pourquoi son cheminement est si profond, sa trajectoire est si magnifique. Et pourquoi il est si mal compris… Toutes les paraboles de Jésus sont des discours visuels, ils se réfèrent à des faits concrets, enracinés dans la vie quotidienne…Le discours du Christ s'adresse à des gens simples et, pourtant, il y a dans les Évangiles tout ce que nous autres hommes d'aujourd'hui cherchons par une autre route ». Ainsi, l’allégorie chez Rossellini est celle d'un Christ qui « rejette, corrige et affirme la tradition dans une conception nouvelle de l'univers. » À cette fin, le cinéaste occulta miracles et Passion. L’essentiel se révèle dans la pédagogie du Christ : « Pour croire que Jésus est un grand homme, ou un grand Dieu, on a ajouté des miracles ! Alors que le type qui a dit : "Le sabbat est fait pour l'homme et non l'homme pour le sabbat" discours d'une importance politique fondamentale ». Un film plutôt boudé ? « Si je recherchais le succès, je ne ferais pas de tels films ».

Jésus de Nazareth série Italo-britannique (6 heures) de Franco Zeffirelli 1977.
Elle suit de près le Nouveau Testament. Paul VI en émit-il le souhait ? Le succès fut au rendez-vous puisqu’à l’encontre du souhait de Zeffirelli les célébrités l’envahirent : de Laurence Olivier à Anthony Quinn et Olivia Hussey (Marie, après Roméo et Juliette). On frôle le péplum soulevant la colère de certains évangélistes américains.

Jésus, (Le Film Jésus), inspiré de Luc réalisé en 1979 par l'Australien Peter Sykes et l'Anglais John Krish.
Concept formé par Bill Bright, fondateur de Campus pour Christ à la limite d’une opération pédagogique séduisante. Et le rôle titre confié John Heyman, acteur shakespearien mais croyant. Plus le recours aux biblistes ! La frontière avec une croisade s’amincit au fur et à mesure des traductions internationales. Ainsi, selon le New York Times, "le plus grand nombre de personnes de tous les temps l’a vu" …statistiques à vérifier.

La Dernière Tentation du Christ de Martin Scorsese, 1988, adapté du roman éponyme de Níkos Kazantzákis, (1954). Certains ont évoqué l‘autorité du Nietzsche de Ainsi parlait Zarathoustra ? Cela vaudrait une étude approfondie. Alors qu’il ne conteste pas le Nouveau Testament lerembrandt56.jpg livre fut mis à l’Index (en bonne compagnie !) par le Vatican. Et, malgré le catholicisme du cinéaste, le film souleva le même scandale…bien que nominé aux Oscar.

Marie de Nazareth dernier film de Jean Delannoy (87 ans), 1995. Jésus présenté à travers la vision de sa mère…

La Passion du Christ écrit, produit et réalisé par Mel Gibson en 2004.
Claude Baty, de l'Alliance biblique : « La violence (interdit aux moins de 12 ans !) brutale, bruyante, constante…ne laisse donc place ni au mystère ni à l'appropriation personnelle…Mais le plus fondamentalement contestable c'est la manière dont est montrée la Passion. Elle n'est plus un mystère mais une performance…filmée pour une " communion aux souffrances ". Cette illustration morbide (par moment à la limite du sadisme), ne laisse que très peu de place à la possibilité d'une réponse personnelle autre que le dolorisme. C'est pourquoi je n'imagine pas que ce film puisse être un film d'évangélisation comme on a pu le dire… ». Étrange qu’un film dit religieux – au dogme digne du Moyen Age – ait eu autant de succès ! Et P. Verhoeven (cinéaste hollandais) parle d'un "catholicisme psychotique" dans cette absence du Dieu bienveillant ou de miséricorde – et par-dessus tout de la RÉSURRECTION ! [J’avoue avoir personnellement refusé d’aller le voir]. François Bovon, professeur de Nouveau Testament à Harvard, et enseignant de l'Académie genevoise (1) rappelle que pour les premiers chrétiens "la portée salutaire de ces faits importe davantage que les contingences extérieures qui les ont provoqués historiquement ". Autrement dit, même s'ils rapportent des faits, les récits bibliques de la Passion ne racontent pas l'Histoire mais une histoire. Ce sont des " récits de foi ", non des reportages objectifs, dont les rédacteurs croient " que le sort de Jésus dépendait du plan de Dieu qui s'est finalement imposé par la Résurrection ".

Là réside tout le problème de « l’incarnation » de Jésus au cinéma !

Anne-Flore Urielle

(1) " Les derniers jours de Jésus ", 2004, chez Labor et Fides.(film de Pasolini et Rembrandt )

Les 10 dernières nouvelles

Béatitudes - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:51

« A la vue des foules, Jésus monta sur la montagne. Il s’assit et ses disciples s’approchèrent de lui. Et, prenant la parole, il les enseignait :
Heureux les pauvres de cœur, le Royaume des cieux est à eux
Heureux les doux : ils auront la terre en partage.
Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés.
Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés.
Heureux les miséricordieux : il leur sera fait miséricorde.
Heureux les cœurs purs : ils verront Dieu.
Heureux ceux qui font œuvre de paix : ils seront appelés fils de Dieu.
Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice : le Royaume des cieux est à eux ». Mattieu (5-1)

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Henri Poincaré (1854-1912) - par webMaster le 10/11/2015 @ 14:10

HENRI POINCARÉ : « Certes la haine est aussi une force très puissante mais nous ne pouvons pas nous en servir parce qu’elle rapetisse, parce qu’elle est comme une lorgnette dans laquelle on ne peut regarder que par le gros bout ; même de peuple à peuple la haine est néfaste et ce n’est pas elle qui fait les vrais héros. Je ne sais si, au-delà de certaines frontières on croit trouver avantage à faire du patriotisme avec de la haine ; mais cela est contraire aux instincts de notre race [à l’époque ce dernier mot n’était pas forcément péjoratif :note de Charlotte] et à ses traditions. Les armés françaises se sont toujours battues pour quelqu’un ou pour quelque chose, et non pas contre quelqu’un ; elles ne se sont pas moins bien battues… Voilà tout ce que peut la haine, et c’est justement ce que nous ne voulons pas. Rapprochons-nous donc, apprenons à nous connaître et, par là, à nous estimer pour poursuivre l’idéal commun. Gardons-nous d’imposer à tous des moyens uniformes, cela est irréalisable et, d’ailleurs, cela n’est pas à désirer : l’uniformité c’est la mort parce que c’est la porte close à tout progrès ; et puis toute contrainte est stérile et odieuse. »
Cité par CHARLOTTE qui précise : cousin du président Raymond Poincaré

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ART - par Regard le 22/02/2015 @ 18:48

kkART Il y aurait-il, également, un snobisme des expositions ? A côté de l’épicerie de Madame de Gaulle, à la Pinacothèque « Klimt et la Sécession » on pourrait se demander si on ne se nargue le badaud ! Seulement 2 tableaux de Klimt ! 2 croquis à peine visibles … et la copie de la fresque dédiée à Beethoven ! 2 Schiele, 2 Kokoshka, quelques Carl Moll et des tas de petits-maîtres ! Et par-dessus tout des murs et des murs à lire… Pourtant on s’y presse à qui mieux mieux : par ignorance ou par cuistrerie dans site qui huppé mais loin d’être gracieux par rapport aux musées gratuits de la capitale ! Clin d’œil

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Bêtisier ou Soumission ? - par Gouvines le 28/01/2015 @ 17:41
dLa blessure du vivre ensemble se déchiffre à travers les horribles évènements que la France vient de vivre… Comment a eu lieu la rupture d’un lien culturel de valeurs universelles qu’on s’approprie mutuellement et naturellement ? Or, aujourd’hui, quant à l’esthétisation de la langue  française, nos médias – et en premier lieu FRANCE CULTURE - exhibent un jargon monstrueusement enchevêtré de franglais, d’argot et d’acronymes ! [Le « bien parler » serait-il la chasse gardée des coachs (pardon !)]. Pourquoi se cramponne-t-on sur ce mot bernant 3 termes : entraineur (pour un sportif ou autre), conseiller et même, pour les hommes politiques, porte-plume ou porte parole ?... Par quel miracle le malheureux écolier qui écoute une telle « langue » pourra-t-il s’identifier à ses « classiques » ? Et la POÉSIE !...La même aventure se produisit dans la Bible avec le fameux épisode de BABEL : « A cette époque les paroles d’un savant et celles d’un sot étaient identiques. Tout le monde employait les mêmes mots sans en connaître la véritable signification ».Dans le Second Testament la belle introduction à l’évangile de JEAN : « Au commencement était la Parole, et la Parole était avec Dieu, et la Parole était Dieu… En elle était la vie, et la vie était la lumière des hommes. La lumière luit dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont point reçue… ». Enfin « la novlangue », de GEORGE ORWELL [« 1984 »]. Amoindrir le nombre de mots en affaiblit le sens et le raisonnement ! Envolées les élégantes perspicacités qui traduisaient ambigüités et nuances, tel un tableau impressionniste ! Terrorisme de la ringardisation afin d’absorber plus de virtuel en continuant le saccage : ordinateur, téléphonie sans fil, jeux vidéo etc. Simplification lexicale et syntaxique pour abolir toute idée subversive, étouffant toute capacité de distance vis-à-vis l’État. Soumission de la grammaire et la vitesse des mots occulte la réflexion : dichotomies manichéennes, abandon de la réflexion sur la complexité d'un problème : si tu n'es pas pour, tu es contre. Finis les discussions et le dialogue - des messages virtuels informes ! « Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement et les mots pour le dire arrivent aisément ». Cher Boileau ! Peut-on respirer la LIBERTÉ si nous ignorons la signification authentique du mot lui-même ? Seule la maîtrise de la langue embellit l'abstraction, selon la formule de Ludwig Wittgenstein : « Les limites de ma langue sont les limites de mon monde ». En écho à l'ouvrage « Le Cru et le Cuit » de Claude Lévi-Strauss… asthénie de la courte vue, subordonnée à l’affect : tout est prêt pour une intense manipulation de nos émotions qui nous rejettent encore plus loin dans les réactions primaires, presque animales. Elles génèrent essentiellement l’anxiété, la peur de l’Autre qui dérange notre conformisme. Dialectique incolore dans une absence abyssale au moindre accès à la création inédite et poétique. Et c’est ici que les médias en rajoutent : tout y est justifié par l’IMAGE – nouvelle novlangue ! L’image surpasse l’herméneutique claire et courageuse ! Nous sommes cernés ! Il ne nous reste plus qu’à nous laisser encelluler par la fantasmagorie publicitaire qui nous normalisera pour nous standardiser au consumérisme…Secte de la consommation, dénuée de repères spirituels, mais livrée à la paresse de l’accessibilité vulgaire : fulgurant face à face avec cette autre secte, soi-disant religieuse, mais dont le pacte mortifère dément et contredit ce dont il croit être porteur tant il est inculte. Entre la démission intellectuelle et cette bigoterie bourrée d’armes y aura-t-il, un jour, la place pour une Démocratie plurielle et fraternelle ? Pour un pacifisme éminemment cultivé, lucide et humaniste ? Pour une tendre extravagance poétique ? d Didier Gouvines

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Il faut le dire - par ARIEL le 20/12/2014 @ 15:31

Nous voilà gracieusement gâtés par un choix lumineux de livres ! En particulier celui CONTRE un certain « suicide de la France » ! Cette peur de l’autre semble emporter les français – ne maîtrisant plus Eros et Thanatos – vers cette déprédation qui les jette dans les bras de la « civilisation » américaine. Symbolique cette gamine de 8 ans, d’outre-Atlantique, [vue à la télé] entrainée par son père avec une arme de guerre démesurée comparée à la gracilité de l’enfant ! Il apparaît plus accessible de s’engloutir dans le virtuel et ainsi d’annihiler Malherbe et toute notre littérature de Rabelais à Romain Rolland (souvent confondu avec Jules Romains) : Baudelaire et Proust tenant lieu de phares uniques. Montaigne, Condorcet s’étant depuis longtemps estompés ! Ne voit-on pas aujourd’hui même de soi-disant criques s’engouer d’un Misanthrope à poil ou d’un Chéreau qui en un DVD rétame « Phèdre », gisant dans l’hémoglobine … Je joins le livre d’ALAIN BORER De quel amour blessée, Réflexions sur la langue française (Gallimard) n

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Disputes ? - par Hyacinthe le 10/12/2014 @ 11:04

J'ai beaucoup écrit mais je me suis relu" Jean Rochefort
L'homme est un roseau mais c'est un roseau pensant" Pascal
Point n’est besoin de se dissimuler derrière des citations et pour avoir été furieusement laconique dans ces nouvelles je réitère. Je ne puis m’empêcher de répandre mon ire contre metteur en scène et critiques apparemment ligués pour massacrer notre GRAND THEATRE CLASSIQUE. Candide, je ne parviens pas à concevoir comment un cerveau sain d’esprit puisse engendrer un « Misanthrope » (Molière) aux bords de la démence au point de se retrouver à poil bercé par les applaudissements ! Il y a de quoi douter de ses propres facultés d’entendement ! Et le cas s’aggrave quand on voit encensé un trublion dont le seul talent est provocation, tel « Soumission » de Houllebecq - pas même l’ébauche d’une pochade… Et un journal, comme TÉLÉRAMA, qui a soi-disant pignon sur rue s’ébaudie devant de telles inepties ! Absolument navrant !

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MAGIQUE ! - par HULUBERLU le 08/08/2014 @ 12:02

Ce site est magique ! Mademoiselle Anne-Flore Urielle vous nous dévoilez 1 ou 2 pépites et c'est à nous (le "nous" n'étant pas de majesté !) de trouver LE Trésor !


Bonne continuation - par ROBINNE le 26/09/2013 @ 10:41

Bonne continuation pour ce que vous faites. Avec mes sincères encouragements, car je sais que maintenir et développer une actualité sur le Net, n'est pas simple ni facile. Bien à vous.


Merci ! - par clarablue27 le 23/09/2013 @ 11:37
Merci d'ouvrir le bal avec un de mes compositeurs préférés. J'entends déjà les Variations Goldberg interprétées par glenn Gould.

Bonne continuation - par Birouk le 09/09/2013 @ 22:09

Bonne continuation chère amie Anne-Fleur Urielle et bon courage pour tout ce que vous faites.
Mes amitiés. Nadia Birouk