Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

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LA RÉSURRECTION COMMENT ?

Jetons un regard sur la façon dont les 4 Évangiles appréhendent la Résurrection :

Chez MATTHIEU, l’Évangile le plus ancien, à l’avant-dernier chapitre (27) Jésus jugé, meurt sur la croix, puis enseveli… Tout va s’accomplir dans le dernier chapitre (28). Là nous découvrons l’importance d’une femme : Marie la Magdeleine. Était-elle péripatéticienne ou guérie des démons ? Essentielle, elle figure parmi les quelques femmes seules au calvaire et face au tombeau vide – cela dans les 4 Évangiles. Jésus (aucun détail sur l’aspect de ce dernier) lui confie un message pour les autres disciples : se rendre en Galilée. « Tout pouvoir m’a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc : de toutes les nations, faites des disciples, les baptisant au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit et apprenez-leur à connaître ce que je vous ai enseigné. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps » (dernière phrase de l’Évangile). 

Chez MARC le dernier chapitre (16) suffira et contient même 2 fins (selon les manuscrits). Devant le tombeau, un « envoyé » annonce la résurrection du Christ à Marie de Magdala et aux autres femmes. Dans la seconde fin, Jésus apparaît « sous un autre aspect » successivement à Marie de Magdala, à deux hommes sur le chemin, puis aux Onze. Malgré cela aucun ne croit vraiment à la Résurrection. Et Christ leur reprochera leur « incrédulité et la dureté de leur cœur : « Allez par le monde, proclamez l’Évangile à toutes les créatures. Celui qui croira et sera baptisé, celui qui ne croira pas sera condamné… ». Jésus aussitôt s’enlève au ciel… Quant à eux ils prêchaient partout : le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par des signes qui l’accompagnaient ». Ainsi, tout vient de Christ et de son Esprit.

Chez LUC, un seul chapitre, le dernier, (24) et 3 apparitions (toujours sans description). 1 - deux hommes « éblouissants » se présentent au tombeau devant les femmes : « Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts ? Il n’est pas ici mais il est ressuscité. Rappelez-vous comment il vous a parlé quand il était encore en Galilée ; il disait : Il faut que le Fils de l’homme soit livré aux mains des hommes pécheurs, qu’il soit crucifié et que le troisième jour il ressuscite ». Alors elles se rappelèrent ces paroles et rapportèrent tout cela aux Onze. Là encore, personne ne l’admet. 2 - En direction d'Emmaüs, Jésus rencontre deux rembrandt56.jpgpersonnes en marche et leur explique le sens profond des Écritures : « Or, quand il se fut mit à table avec eux, il prit le pain, prononça la bénédiction, le rompit et le leur donna. "Alors leurs yeux furent ouverts et ils le reconnurent, puis il leur devint invisible. Et ils se dirent l’un à l’autre : Notre cœur ne brûlait-il pas en nous tandis qu’il nous parlait en chemin ». On remarque, donc, l’effet de la symbolique de la Sainte Cène et la disparition immédiate du Christ. 3 – Réapparition devant les apôtres avec le « La paix soit avec vous » et beaucoup de détails : « Regardez mes mains et mes pieds : c’est bien moi. Touchez-moi, regardez ; un esprit n’a ni chair, ni os comme vous voyez que j’en ai ». Et on revient à l’essentiel, les Écritures : « le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations… ». Cette fois à travers leur joie jaillira la foi qui les mettra en route. « Ils retournèrent à Jérusalem pleins de joie et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu ».

JEAN (20 et 21) témoigne avec plus d’éléments. Tout commence aussi par Marie de Magdala au tombeau vide qui ne reconnaitra Jésus que lorsqu’elle sera appelée par son nom. Pour Jean comme pour Luc, Jésus est ressuscité mais transfiguré. Il s’agit de veiller au dévoilement pour identifier Jésus. 2 – (Jean 20,19-29) Les disciples calfeutrés dans une maison, apeurés par les prêtres juifs ou culpabilisés, « Jésus vint, il se tint au milieu d'eux et il leur dit : "La paix soit avec vous." Il leur montra ses mains et son côté. En voyant le Seigneur, les disciples furent tout à la joie. Jésus dit : "comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie." Il souffla sur eux "Recevez l'Esprit Saint ; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus." Il leur donne un pouvoir : remettre les dettes … ou ne pas les remettre. Parce qu'un pardon donné à contretemps déresponsabilise le coupable ou culpabilise l'innocent. Mais Thomas n’étant pas là, se déroulera la troisième scène au cours de laquelle « Jésus vint, toutes portes verrouillées, il se tint au milieu d'eux et leur dit : "La paix soit avec vous." Ensuite il dit à Thomas : "Avance ton doigt ici et regarde mes mains ; avance ta main et enfonce-la dans mon côté, cesse d'être incrédule et deviens un homme de foi." Thomas lui répondit : "Mon Seigneur et mon Dieu." Jésus : "Parce que tu m'as vu, tu as cru ; bienheureux ceux qui, sans avoir vu, ont cru." Ainsi se révèle et se proclame la matérialité de ses blessures, et donc de sa mort et de sa résurrection. Enfin dans Jean 21, 1-19 Jésus revoit ses disciples, au bord du lac de Tibériade. Ces anciens pêcheurs revenus à leur métier vont ramener dans leur barque une pêche « miraculeuse » qu’ils vont manger avec lui. La barque symbolise l'Église, qui se sent toujours coupable, et pense que le Christ ne peut rien contre cette culpabilité ; une Église qui pense qu'elle devrait être parfaite pour mener une pêche fructueuse, ou, pire encore une Eglise qui se croit déjà juste et parfaite ne peut témoigner de Jésus-Christ.
Enfin, Jésus demanda à Simon Pierre : "Simon, fils de Jean, m'aimes-tu plus que ceux-ci ?" Christ réitérera 3 fois (comme les 3 reniements de Pierre.) Alors, la troisième fois Pierre s’exclame : "Seigneur, tu sais tout ; tu sais que je t'aime !" « Jésus lui dit : "Prends soin de mes brebis ». Christ ne veut pas figer Pierre dans le rôle de "celui sur qui on ne peut pas compter dans les moments cruciaux". Par contre, il veut l'obliger à regarder en face son la lâcheté du passé. Désormais on tourne la page : ce qui est décisif pour le disciple, ce ne sont pas ses qualités mais sa confiance en Christ. Jésus se met également au niveau spirituel de Pierre. Quand il lui demande à deux reprises s’il l’aime, au sens, de « vouloir du bien, désirer rester avec quelqu’un », Pierre répond en employant un verbe dont le sens est beaucoup moins fort (comme nous disons « je t‘aime bien ». Pour Christ, au contraire, cela signifiait : « Es-tu prêt à être mon ami, pour la vie ? ».

Jésus a réellement vaincu la mort, redevenu vivant, pour toujours. Il est bien le Fils de Dieu. Nous savons désormais qu'il y a "quelque chose" après la mort, pour le Christ comme pour nous. La résurrection est autant essentielle que la vie et l'enseignement de Jésus. Lorsque Christ se rend présent en nous, il nous propose un cheminement, toujours pour nous inviter à renouveler notre engagement et à reprendre la route avec lui parce qu’il nous a aimé le premier.

Anne-Flore Urielle, et le pasteur Vincent Nême Peyron


Catégorie : ARTICLES - SPIRITUALITE
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