Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

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sapin_illumine_noel_ange_sapin_cadeau_bougie-644b4.jpg   Voilà !
       Les lampions brillent de tous leurs feux ! Le galop de la consommation sans frein s’excite …Nulle « fête », autant que Noël n’est plus essentiellement injuste. Il semble que chacun bondisse dans la bombance la plus coûteuse sans se soucier du voisin solitaire qui se sentira encore plus seul, du malade, l’affamé, celui qui a froid, celui qui n’a pas de toit… feu d’artifice d’égocentrisme contre la soupe populaire ! ? « MOI D’ABORD ! » (Marcel Gauchet philosophe)
         L'Église ancienne ne fêtait pas Noël, - la date de la naissance de Jésus trop hasardée. Isolé, un historien romain réputé peu fiable, Flavius Josèphe qui suivit la campagne de l’empereur Titus lors de la chute de Jérusalem mentionne le nom de Jésus-Christ dans le livre XVIII des « Antiquités juives »…
Noël, en soi, irrecevable sur le plan spirituel ? Les premiers écrits des Évangélistes racontaient, au préalable, la Passion et la Résurrection. Ensuite se sont ajoutées les paraboles et, enfin, la naissance « divine » du « Messie ». Encore, le folklore de « La Tradition » broda-t-il pour le plus grand bénéfice de nos « chères têtes blondes » et des commerçants…
Chez MATTHIEU : Chapitre 1, jusqu’au verset 17 la généalogie de Jésus (pour justifier qu’il descend du roi David ; versets 18-25 (fin du chapitre) comment des anges conseillèrent à Joseph d’accueillir sa « fiancée », Marie, enceinte. Chapitre 2 : « Jésus naquit à  Bethléem, en Judée, à l’époque où Hérode (il y en eut plusieurs) était roi. Des savants, spécialistes des étoiles vinrent d’Orient… » ; s’en suit « la fuite en Égypte ». A partir du Chapitre 3 on passe à Jean-Baptiste et au baptême de Jésus lui-même – qui a 30 ans !

Chez MARC, tout commence avec Jean-Baptiste et le baptême de Jésus.
C’est chez LUC que nous avons le plus de détails : Chapitre 1 : annonce de la naissance de Jean-Baptiste (versets 1/25). Son père n’y croit pas (ils sont trop âgés) et devient muet ; puis celle de Jésus à Marie par l’ange Gabriel (v /38) ; puis visite de cette dernière à sa cousine Elizabeth – future mère de Jean-Baptiste et son « Magnificat » :

« Mon âme exalte le Seigneur,
et mon esprit a exulté en Dieu, mon Sauveur.
Car il a jeté les yeux sur l'humilité de sa servante,
Oui, on me dira bienheureuse de génération en génération.
Car il fit pour moi de grandes choses, celui qui est puissant,
Et saint est son nom.
Il est plein de bonté. En tout temps pour ceux qui le respectent
Il a placé la puissance dans son bras,
Il a dispersé ceux dont le cœur était orgueilleux.
Il a renversé les puissants de leurs trônes et élevé les humbles.
Il a comblé de biens les affamés, et renvoyé les riches les mains vides.
Il a secouru Israël, son enfant, il s'est souvenu du pardon qu'il avait promis
ainsi avait-il parlé à nos pères) à Abraham et à sa descendance, pour les siècles »

Puis, venue au monde de Jean-Baptiste (versets (v 57) et cantique prophétique de Zacharie, son père qui retrouve la parole. [Le Premier Testament parle souvent des visites de Dieu pour interpréter Ses interventions de grâce : Luc est le seul évangéliste à utiliser ce genre d’image].« Béni soit le Seigneur, le Dieu d’Israël parce qu’il a visité son peuple, accompli sa libération et nous a suscité une force de libération dans la famille de David, son serviteur. C’est ce qu’il avait annoncé par le bouche des saints prophètes d’autrefois : un salut qui nous libère de nos ennemis et des mains de tous ceux qui nous haïssent. Il a montré sa bonté envers nos pères et s’est rappelé son Alliance sainte, le serment qu’il a fait à Abraham notre père : il nous accorderait, après nous avoir arrachés aux mains de nos ennemis, de lui rendre sans crainte notre culte dans la piété et la justice, sous son regard tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras par devant, sous le regard du Seigneur, pour préparer ses routes, pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon des péchés. C’est l’effet de la bonté profonde de notre Dieu : grâce à elle nous a visités l’astre levant venu d’en haut. Il est apparut à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l’ombre de la mort, afin de guider nos pas sur la route de la paix. »
Chez JEAN le fameux « prologue » : pro-« logos »
« Au commencement était le Verbe,
et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement tourné vers Dieu.
Tout fut par lui, et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.
En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes,
et la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l’ont point comprise.
Il y eut un homme, envoyé de Dieu : son nom était Jean.
Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière,
afin que tous croient par lui.
Il n’était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la vraie lumière
qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.
Il était dans le monde, et le monde fut par lui,
et le monde ne l’a pas reconnu.
Il est venu dans son propre bien, et les siens ne l’ont pas accueilli.
Mais à ceux qui l’ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d’un vouloir de chair, ni d’un vouloir d’homme, mais de Dieu.
Et le Verbe s’est fait chair
et il a habité parmi nous et nous avons vu sa gloire,
cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.
Jean lui rend témoignage et proclame :
"Voici celui dont j’ai dit : après moi vient un homme qui m’a devancé, parce que, avant moi, il était."
De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce.
Si la Loi fut donnée par Moïse,la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Personne n’a jamais vu Dieu; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l’a dévoilé. »
Et dans ce premier chapitre on retombe sur Jean-Baptiste…

Ainsi, nous nommons Christ Fils de Dieu parce que la foi nous souffle d'identifier en Lui la Présence Divine. De plus, comme pour les récits de Pâques, nous devons distinguer la vérité « historique », de la vérité théologique et spirituelle grâce à cette « foi ». Ici on requiert la « Sola Fide » (la foi seule), lecture confiante de la Bible qui démystifie le texte puisque le texte biblique sert à l’allumer.

L'apôtre Paul – qui n’a pas connu Christ mais fut le premier à écrire sur lui - chante le célèbre hymne à l'Amour : « Ces trois choses demeurent : la foi,  l'espérance et l'amour ; mais la plus grande des trois, c'est l'Amour. » 1 Corinthiens 13. La question importante n'est pas celle de l'existence de Dieu, mais si nous laissons la puissance créatrice de Dieu réorienter et dynamiser notre vie pour participer, comme Jésus-Christ, à la création du Monde Nouveau. Ne passons-nous pas notre temps (voir le « divertissement » de Blaise Pascal)  à éviter le problème ? Dans les Évangiles Jésus ne cherche pas à aiguiser une quelconque "religiosité"  de ceux qui l’environnent mais à les initier dans l'Esprit d'amour de Dieu.
Le Saint-Esprit nous pénètre, comme Dieu et le Christ. Le catéchumène s'échine autant que l'incroyant ; le désespoir des épreuves est pareil pour les deux…Le Saint-Esprit ne fait pas de nous ce fameux "surhomme" ! Oint de la transcendance du Père, Christ se tient prés de nous. Et le Saint-Esprit nous métamorphose pour faire face au destin par l'Amour : "Il n'est pas nécessaire d'espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer", Guillaume d'Orange, le grand libérateur protestant des Pays-Bas
    Le Saint-Esprit se niche dans l’humanité toute entière, car Dieu Créateur n'a pas d'ennemis. C’est Lui notre ardeur vitale, notre capacité de paix et d’amour. Cependant nous l’endiguons. La foi parait extrinsèque à notre nature inachevée et à tous ce que nous inventons pour penser à autre chose. Seule la lecture de la Bible et l’adoption du Grand Jeu de Dieu nous permettra de profiter, sans réserve, de son assistance divine, consolante et fortifiante. Si on fini par le choisir Lui, l’Unique, l’Authentique, la Source :
- « J'ai soif de Toi ! »
- « Avant que tu m'aies appelé, j'étais déjà là ! dès le sein de ta mère, je te connaissais » Jérémie 1.5.
 « Écouter la Parole avec un cœur ouvert et bon » Luc 8.15.
Dieu ne cesse de nous attendre ; mais la clé de sa venue se trouve en nos mains et c'est à nous de nous ouvrir à l'Esprit créateur ! De même que les ossements de la vision d'Ézéchiel reprennent vie lorsqu'ils sont réanimés par le souffle de Dieu, mille mini-résurrections nous rendront chaque jour un brin approchant la grande Résurrection du Christ le matin de Pâques. L'Esprit de Dieu naît lorsque commence notre contemplation éthique optimiste, fraternelle et intelligence : pour tout ce qui nous arrive moissonnons l’attitude inspirée par Dieu ( contrôle des naissances, interruption volontaire de grossesse, refus d'acharnement thérapeutique, fécondation in vitro, etc.). Pour Christ, la main paralysée de l'homme pèse plus lourd que la Loi du Sabbat (Marc 3.1-6) :  exerçons-nous briser nos conservatismes au profit d’autrui !
Archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix : "Sans nous, Dieu ne le fera pas. Sans Dieu nous ne le pourrons pas". Une annonce fabuleuse et unique : la possibilité de piloter nos existences et le monde en accueillant ceux qui essayent de dépasser les heurts égoïstes et l’emprise des conformismes sociaux, idéologiques et politiques – qui ont si peur de s'anéantir dans cet altruisme prodigue ! Loin d’un Eden aléatoire, la félicité est proche pour peu que nous sachions transformer nos cœurs quotidiennement…
Et vous qui venez me lire par hasard ?

Anne-Flore Urielle


Catégorie : ARTICLES - SPIRITUALITE
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