Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Je relis Les Caractères, si claire est l’eau de ces bassins qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur » André Gide

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ALAIN RESNAIS

Resnais a ravivé la narration du cinéma « trop soumise aux péripéties », (André Delvaux). prospectant l’aléatoire dans le réel, il navigue à vue en une texture révolutionnaire.. S'ajoute un montage minutieux qui juxtapose espace et temps pour sonder l’hétéroclite. On pense à Marcel Proust : sorte de polyphonie ? Rupture ? surréalisme ?
                  En 1956, Alain Resnais obtient le prix Jean Vigo pour « Nuit et brouillard », référence sur les camps de la mort nazis qui interdira à jamais le révisionnisme.

AimeRich.jpg1968 « Je t'aime, je t'aime »

 Après l'échec de son suicide, des scientifiques suggérèrent à Claude Ridder une expérience de voyage dans le Temps …
Occasion pour Resnais d’explorer son travail individuel sur le passé : rythme d’allers-retours (160 séquences). On n’en pas moins captivé par ce puzzle de la vie de Claude Rich (acteur principal avec Anouk Ferjac, Olga Georges-Picot et Bernard Fresson) !

                                       1961 « L'Année dernière à Marienbad »delphine.jpg

         (multinational et Lion d'or de la Mostra de Venise).
marienb-.jpgAssistant Resnais, Volker Schloendorff ; scénario et dialogues, Alain Robbe-Grillet.
  Qu’importe le nom de ce palais ou palace (Mariánské Lázně, Tchécoslovaquie = allemand Marienbad), le lyrisme des ors, marbres miroirs, jardins à la française, jets d’eau etc. nous exaltent. Itinéraire fantasmagorique d'un amour, flamme devinée, peut-être authentique.
«…Les mensonges sont continuellement nécessaires, même pour arriver au trompe-l’œil. ». Charles Baudelaire, (Salon de 1846).
   La présence étincelante de Delphine Seyrig (en brune) intensifie l’atmosphère onirique : on revit les enchantements des contes de fées…
     Au point d’en oublier presque les jeux : dominos, poker mais surtout celui des allumettes que manie avec un brio stupéfiant Sacha Pitoëff : « Je peux perdre, mais je gagne toujours… ».

1974 « Stavisky »

  Retrace l'apogée dans les années 1930 et la mort en 1934 de Serge Alexandre Stavisky (Alexandre dans le film). Au-delà de la politique, l'axe principal : l'aspect psychologique de l'aventurier qui surestime son pouvoir et celui de ses réseaux. Resnais et Semprún notent le séjour simultané de Trotsky en France et son expulsion.
jbelmondo.jpgMédiocrement accueilli par les festivaliers de Cannes et ses critiques. Jean-Paul Belmondo, également coproducteur du film, déclarera: «Les critiques ne m'ont jamais empêché de dormir, sauf sur Stavisky. Il y a eu un tel déchaînement. Là, j'ai dit : ils me reprochaient d'être sympathique. Mais escroc antipathique, n'escroque personne ! ». Le film n'est pourtant pas un échec public.

Jean-Paul Belmondo : Serge Alexandre Stavis
François Périer : Borelli
Anny Duperey : Arlette

Claude Rich : Inspecteur Bonni
Charles Boyer : Le baron Jean Raoul
Pierre Vernier : Me Pierre Grammont
Marcel Cuvelier,
Michael Lonsdale, Gérard Depardieu  etc.

1984 « L'Amour à mort »AmourMort.jpg

(Adaptation et Dialogue : Jean Gruault)

Un homme (Pierre Arditi) meurt, attesté par un médecin : sa femme, (Sabine Azéma), encore sous le choc le voit soudain, revenir à la vie. Que vont-ils faire tous deux de ce sursis, de cette vie « en plus » ? Ils rencontrent un couple pasteurs protestants (Fanny Ardant et André Dussollier excellemment crédibles) respirerant une entente profonde. Resnais approche tout ce clair-obscur entre amour et mort, euphorie et deuil, passion et solitude. Agapè ou Éros ? Le suicide défendu ou brave ? L'église a-t-elle tort de condamner ce geste ? Jésus lui-même ne serait-il pas allé volontairement au supplice ?
Récit linéaire, mais les plans sont courts, souvent interrompus par 16 séquences abstraites - sorte de neige artificielle. Resnais révèle : «Des choses non dites par l'image ou le dialogue le sont par la musique. »


1997 « On connaît la chanson ». (Prix louis Delluc)

Odile (Sabine Azéma) et Claude (Pierre Arditi) couple encroûté, Claude se défie Nicolas (Jean-Pierre Bacri), ancien amant d'Odile arrive à Paris. 1BacriAzema.jpgOdile projette, quant à elle, d'acheter un grand appartement. Elle s'adresse à Marc (Lambert Wilson), agent immobilier dont Camille (Agnès Jaoui), la sœur d'Odile, guide et étudiante en Histoire, s'éprend lors d'une visite des lieux. Mais, incognito Simon (André Dussolier), employé du tyrannique Marc, soupire après Camille et se toque d'Histoire. D’ailleurs Simon n’éprouve aucun intérêt pour métier d'agent immobilier, or, il visite avec Nicolas plein d'appartements…DussollierJaoui.jpg


Fantaisie exquise, Resnais s'inspirant de l'auteur anglais Dennis Potter, (qui avait l'habitude d'intégrer des chansons complètes dans le corps de ses fictions pour mieux fustiger la société britannique), des morceaux de chansons interprétées en play-back par leurs auteurs interfèrent dans les quiproquos des six personnages principaux…

 AfficheChanson.jpg

Anne-Flore Urielle


Catégorie : - CINEMA
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