Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes" évangile de Jean

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PROTO.jpg
 

La Céramique grecque antique

(Pour les apprentis archéologues la plaisanterie basique des « pots cassés »…)
 
D'ordinaire, en Grèce, les touristes ne se laissent éblouir que par les splendides colonnes clairsemées dans leurs  thébaïdes… D’autres éléments esthétiques nous gratifient d’une nourriture féconde ! Autrefois exposée intégralement dans une seule salle du Louvre – très peu fréquentée -  la céramique grecque antique se redéploie au sein d’une présentation hétérogène de la vie dans
cette Grèce Antique.
    

  Quelques noms, d’abord, pour ne pas trop s’y perdre (classification donnée par les historiens actuels). Pour le transport : les populaires amphores ; les hydries contenaient l’eau potable, le pithos le vin et le cratère les mélangeait. Les lécythes : huiles parfumées (pyxide, bassin à fard).
     D’ailleurs un vase n’avait pas forcément un usage précis.

 
Venue du Proche-Orient, l'art de la céramique atteignit son apogée en Grèce Antique.
D’abord la phase proto géométrique (v. 1050-900 av. J.-C.) : vases décorés en vernis noir brillant issu de l'âge du bronze, lignes ondulantes demi-cercles et cercles concentriques lecythe.jpg

Style géométrique (IXe et VIIIe siècles av. Jésus-Christ) se détache par ses formes géométriques en bandes séparées des zones noires par des triples lignes : l'équilibre entre bandes décorées et bandes sombres se rompt en faveur du décor : frises d'animaux homogènes (chevaux, cerfs, chèvres, oies, etc.) alternant avec des bandes géométriques.
Puis l’explosion des allégories humaines : chevauchées de chars de guerriers et rites funèbres. De là à la mythologie ! – à moins qu’un affrontement « homérique » ne soit qu'un simple duel…
Style orientalisant : Corinthe de 725 à 625 av. J.-C. environ. Chargé du souffle oriental : sphinx, griffons, lions… Mais vérisme au milieu des lotus ou palmettes. Important : les peintres corinthiens semblent avoir inventé la figure noire sur fond rouge. Science qui paraît secrète !
grec_vase_noir.jpgAinsi les figures noires vont-elles triompher à Athènes (VIe siècle av. Jésus-Christ.) : lions, chèvres, sphinges, superposés mettant en valeur une scène principale. Néanmoins, le goût pour la mythologie et l’agencement en un seul grand registre qui prévalent entre 550 et 530 av. J.-C. arborent ce cachet de la cité dominante. Le grandiose vase funéraire se transforme en vases de la vie quotidienne.
Quant à la figure rouge, elle émergera rapidement (530-520 av. J.-C.) s'imposant seule unique autorité classique. Simple inversion de la figure noire : les détails sont peints et non plus incisés. Vraisemblablement crée par un peintre précis, qu’aiguillonnait un client ou son potier( ?) Nicosthénès, Amasis ou Andokidès peuvent être avancés. Car dans la figure rouge éclate le dessin : drapés des corps et des détails, dont la précision supplée à la disparition presque complète de la polychromie. Le réalisme y gagne : les corps féminins et masculins sont désormais plus facilement individualisés. La musculature mieux rendue, (Euphronios ?), ainsi que la représentation des membres dans les trois dimensions (raccourci, transition du profil à la vue de face, représentation de trois quarts).
Des Guerres Médiques, (480-479 av. J. C), se dégagent les tessons (quartier du Céramique). Mais, avec la victoire, la production repart comme de zéro, et la figure rouge définitivement adoptée.
Certains peintres, comme celui des Niobides, sont influencés par la sculpture ou la peinture murale. Le dessin devient plus sophistiqué, tandis que le choix de scènes s'oriente vers la vie privée, (gynécée). Élégance fleurie ! Des éléments de décor (fleurs, plantes) apparaissent dès la fin du Ve siècle av. Jésus-Christ. Passion du détail : transparence et mouvement des vêtements. On retrouve la polychromie,  peinture blanche et dorure. Quelques survivances de la figure noire pour les amphores panathénaïques, tandis qu'on y invente des petites figurines en terre cuite qui seront diffusées dans tout le monde grec :les Tanagra…

Naturellement l’impérialisme athénien diffusera ses réalisations jusqu’à l’arrivée d’Alexandre le Grand

Vase_Ulysse.jpg : à l'époque hellénistique, les vases ne sont plus peints mais simplement décorés. Les couleurs sont évidemment moins durables, aussi cette technique est-elle généralement réservée aux vases funéraires.
     Soit l'atelier revient à un décor noir brillant agrémenté de motifs de fleurs ou d'animaux, soit il change radicalement de parti pris : s'il n'est pas possible d'obtenir des couleurs variées à la cuisson, il suffit de peindre le vase après cuisson. Dans ce cas, les couleurs sont évidemment moins durables.
Toutefois, il subsiste des ateliers de production où l'on continue de faire des vases à décors figurés : en Crète qui produit jusqu'au début du IIe siècle av. J. C. des scènes mythologiques.
 

FABRICATION  

   Matériaux : l'argile d'Athènes est riche en oxyde de fer (Fe2O3). A la cuisson, elle prend une belle couleur rouge orangé. Extraite de carrières ou puits et purifiée par lavage, mise à tremper : les particules fines remontent à la surface et sont récupérées. Cela élimine les impuretés qui risqueraient de provoquer l'éclatement à la cuisson. On sèche ensuite l'argile au soleil ; puis on la découpe en blocs pour acquérir leurs qualités plastiques.
Façonnage
Le potier malaxe la pâte pour en expulser les bulles d'air avant de la travailler sur un tour (invention proche-orientale arrivée en Grèce au IIe millénaire). Égoutté, il est prêt pour la peinture.
Coloration à l'enduit
Pour la céramique attique à figures noires ou à figures rouges, au moment de la purification de l'argile par décantation, on récupère l'eau saturée en argile, appelée barbotine car cette eau aidera à dessiner les motifs. Au moment de la cuisson ces croquis ressortent de la glaise. Si ce n’est pas encore de la peinture, quelques rehauts de couleur s’ajoutent.
Delphine Desanges

 


Catégorie : - ART
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