Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Le vrai travail c'est quand je cherche avec l'air de ne rien faire...chercher une idée et espérer qu'elle vienne, ça oui c'est du travaii !" René Gosscinny

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“JESUS FOR THE NON-RELIGIOUS”

JOHN SHELBY SPONG

 traduit de l’anglais par Raymond Rakower (Ed. Karthala janvier 2014)

Recension Gilles Castelnau

Dernier ouvrage publié par l’évêque John Spong et premier traduit en français. On peut regretter ce choix car la Spong.jpgpensée de John Spong, très répandue dans tout le monde anglo-saxon, les français auraient pu être informés plus tôt. Spong, à la suite de théologiens comme John Robinson, Paul Tillich – qui était son professeur – et en relation avec Don Cupitt, Karen Armstrong, Marcus Borg, Mathew Fox, Lloyd Geering, Michael Goulder et d'autres, met en question les confessions de foi traditionnelles rédigées en d’autres temps et circonstances concernant Jésus-Christ, sa mort sacrificielle, sa résurrection, ses titres de Fils de Dieu, de deuxième personne de la Trinité etc. jugées révolues. Évêque de l’Église épiscopalienne (anglicane) des États-unis, il est sensible à la désaffection des membres de son diocèse parce qu’ils n’adhérèrent plus aux dogmes dont les études bibliques modernes montrent d’ailleurs qu’ils n’appartiennent pas vraiment au monde de la Bible. Spong récuse la conception "théiste" d’un Dieu tout-puissant demeurant dans un au-delà surnaturel, l’idée d’un Christ né du Saint-Esprit, faiseur de miracles, mort pour apaiser la colère de Dieu et ressuscité corporellement, la vision d’une théologie ignorant Copernic, Darwin, Freud et la science moderne. Jésus pour le XXIe siècle comprend trois parties dont voici quelques extraits.

Première Partie : SÉPARER L’HOMME JÉSUS DU MYTHE

Spong expose avec clarté les découvertes des biblistes qui contredisent la présentation traditionnelle de Jésus-Christ. Elles ouvrent enfin la porte à une nouvelle quête : "Malgré l'énorme révolution de notre compréhension de l’immensité de l'espace, Dieu est encore toujours défini par ces gens comme un être surnaturel, extérieur à la vie du monde, un être qui vivrait quelque part au-delà des cieux et qui continuerait à intervenir périodiquement dans l'histoire humaine… La doctrine chrétienne traditionnelle continue à dépeindre Jésus comme un visiteur céleste venu d'un Dieu d'au-dessus des cieux par une naissance miraculeuse et qui, lorsque son œuvre fut accomplie, est retourné auprès de ce Dieu au moyen d'une ascension cosmique…Chacune de ces assertions est devenue à mes yeux non seulement un non-sens littéral, mais aussi pas grand-chose de plus qu'un charabia théologique…"

Les miracles dans les évangiles sont-elles nécessaires ? UNE MANIÈRE SYMBOLIQUE DE PARLER DE JÉSUS : Le "Créationnisme" aux États-Unis "Si, dans les évangiles, les miracles ne sont pas à prendre au sens littéral, ou si ces comptes-rendus d'une activité surnaturelle semblent suspects, les fondements de notre système de sécurité commencent à basculer. S'il n'y a pas de déité capable de nous protéger grâce à ses pouvoirs surnaturels, l'angoisse qui naquit à l'aube de la conscience de soi de l'humanité nous submergera à nouveau. Pourtant, malgré tout, je pense que le temps est venu pour nous de faire preuve d'une honnêteté rigoureuse. Quant à moi, je ne peux dorénavant plus prétendre que le Dieu surnaturel et théiste d'hier est réel, qu'il est en attente d'une occasion pour intervenir miraculeusement dans l'histoire de l'humanité. Pourtant, après avoir dit tout cela, je reste un chrétien engagé. Je reste toujours convaincu de la vérité trouvée dans cette réalité ultime que j'appelle Dieu, et je vois toujours en Jésus la plénitude de Dieu et de l'humanité. Cela signifie que je suis arrivé à un stade de ma vie de chrétien auquel je n'ai plus besoin d’un Dieu faiseur de miracles pour m'amener au culte. En fait, une telle conception de Dieu me ferait plutôt abandonner ma foi… »

LA NARRATION DE LA CRUCIFIXION, OU COMMENT  LA LITURGIE REMPLACE L'HISTOIRE : La Crucifixion dans les lettres de Paul Ce que Paul dit de la Crucifixion ne comporte qu'une ligne :"Christ est mort pour nos péchés, selon lesmagritte-rene-lentree-en-scene-9932900.jpg Écritures"(1 Co 15, 3). C'est tout ce qu'il semble que Paul ait su… Il n'y a aucun des détails familiers qui illustrent les histoires de la Passion dans les évangiles… Paul affirme que la mort de Jésus avait un motif salvateur : c'était, dit-il "pour nos péchés", ce à quoi il ajouta également la notion que c'était "selon les Écritures". Il n'y a pas non plus de description de l'agonie de Jésus… En examinant les écrits de Paul à la recherche d'indices, nous découvrons dans l'épître aux Galates, écrite au début des années 50 apr. J.C., que trois ans après sa conversion, il alla rendre visite à Céphas (Simon-Pierre) et resta avec lui pendant quinze jours (Ga 1, 18). N'est-ce pas raisonnable de penser que ce fut sa source d'information ? Est-ce là tout ce dont Paul se souvenait ou tout ce que Pierre lui avait dit ?... »

LA VIE ÉTERNELLE AU SEIN DES MYTHES DE LA RÉSURRECTION ET DE L'ASCENSION: "Un grand nombre d'affirmations contradictoires dans les évangiles... un groupe de femmes alla au tombeau. Paul ne mentionne pas cette tradition. Mais tous les évangiles le font ; néanmoins, ils ne sont pas d'accord sur l’identité de ces femmes, ni combien elles étaient. Chez Marc, elles étaient trois, chez Matthieu deux, chez Luc cinq ou six et chez Jean une seule est mentionnée. Aucun auteur des évangiles n'est d'accord sur ce détail « mineur ». Ces femmes auraient-elles vu le Seigneur ressuscité ce premier jour de Pâques ? Marc dit non, Matthieu dit oui, Luc dit non, Jean dit oui. Les évangiles ne sont pas non plus d'accord sur le messager qui annonça la RÉSURRECTION... Les auteurs du Nouveau Testament ne sont pas d'accord entre eux sur celui qui a été le premier témoin de la Résurrection.… ni sur le lieu où se trouvaient les disciples quand l’expérience de Pâques leur parvint... Nous sommes tout à coup amenés à prendre conscience de la complexité pour comprendre ce moment révélateur au centre même du christianisme. Il faut s'efforcer d'assimiler cette réalité ! Premièrement, ce sont des événements, des moments puissants, qui clament que quelque chose d'une très grande signification eut lieu après la Crucifixion de Jésus, quelque chose qui avait le pouvoir de transformer les disciples, auparavant lâches fuyards, en personnes résolues, inébranlables, dotées d'une énorme volonté, modifiant leur façon de conceptualiser Dieu, et qui donna naissance à un tout nouveau jour sacré. Deuxièmement, il est indiscutable que presque tous les détails des explications données par les disciples se contredisent de façon conflictuelle. Enfin, on peut observer que les narrations les plus tardives furent aussi manifestement les plus surnaturelles et les plus miraculeuses. Voilà les thèmes sur lesquels nous devons nous concentrer pour pouvoir aborder la confusion qui entoure la naissance du christianisme".

Avec la bienveillante autorisation (où vous trouverez d’autres articles passionnants)de http://protestantsdanslaville.org/


Catégorie : ARTICLES - ACTUALITE
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