Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « Je relis Les Caractères, si claire est l’eau de ces bassins qu’il faut se pencher longtemps au-dessus pour en comprendre la profondeur » André Gide

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“JESUS FOR THE NON-RELIGIOUS”

JOHN SHELBY SPONG

traduit de l’anglais par Raymond Rakower (Ed. Karthala janvier 2014) Recension Gilles Castelnau

Deuxième Partie : LES PORTRAITS DE JÉSUS

Spong est un grand connaisseur de la spiritualité hébraïque. Il montre comment les traditions de la Pâque juive, Spong.jpgdu YOM KIPPOUR, la notion du Fils de l’Homme, le prophète Daniel, l’image du Serviteur souffrant d’Ésaïe ont fourni un langage et des images permettant aux premiers chrétiens de rendre compte de la personne de Jésus.

L'EXPLORATION DU PORTRAIT ORIGINAL DE JÉSUS : « Je regarde le déclin et la mort des conceptions religieuses d'hier comme une opportunité de croître, de pénétrer dans un nouveau sentiment de conscience, d'explorer des voies nouvelles pour parler de l'expérience de Dieu. Je découvre une liberté vivifiante à reconnaître que la naissance virginale n'a rien à voir avec la biologie, que les miracles du Nouveau Testament ne sont pas à confondre avec une intervention surnaturelle, que la Résurrection n'a rien en commun avec une résurrection physique, et que la croyance en la divinité de Jésus ne peut pas être identifiée à l'invasion d'une déité externe dans le monde humain. Je suis ravi de découvrir que le théisme ne concerne pas plus la nature de Dieu ».

« JE NE PEUX PAS ME TAIRE PLUS LONGTEMPS [...] Je suis à la recherche d'un Jésus au-delà des Saintes Écritures, au-delà des Credo…au-delà de la religion elle-même. Ce n'est qu'en arrivant à ce stade que notre regard pourra se tourner vers le mystère de Dieu, le mystère de la vie, le mystère de l'amour et le mystère d'être. Au cours de cette recherche, nous nous tournerons inévitablement vers le mystère de notre propre humanité, le mystère de la conscience de soi et celui de la transcendance ».

"JÉSUS COMPRIS AU TRAVERS DES SYMBOLES DE YOM KIPPOUR : Les détails de la Crucifixion ne sont pas historiques. Fidèles au culte de la synagogue, les disciples de Jésus vécurent leur expérience de Jésus…guidée par les versets de l'Ancien Testament qui s'y référaient. C’est ainsi que nous avons vu Jésus au travers de l'éclairage de la Pâque. C’est la première pierre de fondation à notre tentative de joindre l'homme Jésus derrière son mythe. Grâce à notre attention sensibilisée par ces références, nous poursuivons notre effort pour nous apercevoir à nouveau qu'avant la rédaction des évangiles, le souvenir de Jésus a été fondamentalement modelé par un autre jour spécial du calendrier cultuel juif, connu sous le nom de Yom Kippour, le Jour du Grand Pardon ou de I'Expiation (atonement en anglais). […] Dès que Jésus fut identifié à l’agneau de la Pâque, une métamorphose naturelle l’identifia à un autre agneau sacrificiel, utilisé lors d'un autre jour saint du calendrier juif : Yom Kippour… L'agneau de la Pâque et celui de Yom Kippour étaient tous deux sacrifiés. Les deux étaient considérés comme offrant une conformation de « salut » par l'effusion de leur sang. Le sang de l'agneau pascal concernait l'angoisse humaine de la mort. Le sang de l'agneau sacrificiel de Yom Kippour celui du désir ardent d'être à nouveau unifié à Dieu, après que cette union ait été compromise par le péché originel. […] Il me semble que la connexion entre Jésus et Yom Kippour apparaît pour la première fois chez Paul. Écrivant aux Corinthiens vers le milieu des années 50... Il proclame qu'il a transmis en premier lieu ce qu'il avait reçu lui-même concernant Jésus (1 Co 15, 1-11). Il y rattache consciemment la Crucifixion à Yom Kippour, quand il écrit que Jésus était mort « pour nos péchés », exprimant ainsi l'idée que la mort de Jésus jouait un rôle bien spécifique pour toute l'humanité dans le scénario du salut. C'était là la revendication que la mort de Jésus n'était pas un événement accidentel, ni dépourvu d'une signification ultime ». Qu’est ce que cela signifie en correspondance avec l'agneau du Yom Kippour ?

Troisième Partie  LA VIE DE JÉSUS REVISITÉE

Spong dénonce avec véhémence et… réalisme les mille et une vilénies de l’Église, l’esclavage ancien et le racisme récent envers les Noirs aux États Unis. Il est certainement très sain de purifier notre mémoire collective de tout ce passé inacceptable et injustifiable. Mais il pourrait évoquer aussi les nombreux appels évangéliques - tels ceux de MARTIN LUTHER KING – qui ont sauvé l’honneur de l’Église. Au cours de chaque génération, les adeptes de Jésus n'ont jamais fini de lutter. "On peut en effet considérer l'histoire du christianisme comme ayant été et étant toujours l'arène d'une bataille entre les règles religieuses d'hier et la liberté qui semble sourdre sans cesse de Jésus de Nazareth. Si les victimes ont changé, les barrières qui les jugulaient leur humanité sont surmontées : les malades mentaux, les Afro-Américains, les Juifs, les gauchers, des homosexuels et des lesbiennes, autrefois rejetés par les chrétiens. Dieu n'est pas un juge céleste ! Dieu est une force vitale qui s'épanouit dans la nature humaine, jusqu'à ce que l'humanité soit libérée de ses entraves, de ses préjugés. C’est ce Dieu-là qui a été révélé dans la plénitude de l'humanité de Jésus… Jésus a vécu la vie de Dieu. C'est pourquoi nous proclamons que c'est dans la vie de Jésus qu'on peut voir la source de la vie. Que dans son amour on peut voir la source d'amour. Que dans son courage, qui l'a rendu capable d'être pleinement humain, on peut voir le fondement de chaque existence… DIETRICH BONHOEFFER, le premier, a inventé l'expression « un christianisme athée ». Bonhoeffer disait que, quand l'humanité sera mûre, un jour nouveau émergera dans la conscience humaine. Autrement dit : « Quand les êtres humains auront appris à écarter de leur chemin le dieu surnaturel, externe, parental, de leur vieille religion théiste ». Pendant beaucoup trop longtemps, ce dieu théiste nous a caché le Dieu de la vie et de l'amour, un Dieu qui émerge au cœur des êtres humains, un Dieu qui est la véritable profondeur, le sens véritable de « l'expérience de Jésus ». C'est ainsi que l'appel du Christ que j'avais ressenti est devenu un appel à voyager au-delà de toutes les paralysies qui enferment notre humanité ; un voyage qui permet à chacun d'exprimer son plein potentiel. C'est là la base de la christologie de l'avenir. Être chrétien, selon Bonhoeffer, ce n'est pas être une personne croyante, mais une personne épanouie. Jésus est le portrait de cette plénitude ; c'est pour cela qu'il est pour moi, grâce à son humanité totale, l'expression ultime de Dieu".

Avec la bienveillante autorisation de : http://protestantsdanslaville.org/ (où vous trouverez d’autres articles passionnants)


Catégorie : - ACTUALITE
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