Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes" évangile de Jean

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POÉMES de LOUISE MICHEL

La Marseillaise noire  

déposée au guichet de l'Echelle
pour  monsieur Bonaparte 
A Paris le 15 aout 1865
A vous ce beau rêve éphémèrecoquelicotsSeeparees.gif
Souffle par le vent emporté
Car vous préférez sous Tibère
L'existence à la liberté
La nuit est courte et fugitive

En avant tenons-nous la main
Garde à toi citoyen qui vive
Républicain, Républicain
Entendez-vous les cris d'alarme
Ecoutez gémir le tocsin
Lève-toi peuple aux armes
Passons les mers, passons les noirs vallons
Passons que les blés mûrs tombent dans les sillons
Entendez-vous tonner l'airain
Arrière celui qui balance

Le lâche trahira demain
Passons vivante Marseillaise
Souffle par l'orage emporté
Allons semant la liberté
Sur les monts et sur la falaise
Gloire aux martyrs, honneur aux braves
Aux armes tous les cœurs vaillants
Ah plutôt mourir qu'être esclaves
Disons sous les glaives sanglants
Dans les cachots partout sans crainte
Honte à qui craindrait les tourmente
Vive la république sainte
La république universelle
S'élève dans les cieux ardents
Couvrant les peuples de son aile
Comme une mère ses enfants
À l'Orient blanchit l'aurore
L'aurore du siècle géant
Debout peuple sois fort et grand
Debout pourquoi dormir encore
Tremblez renégats et [ ... ]
Pour vous nos fusils sont chargés
Et dans vos phalanges impures
Il en est bien qui sont jugés
Alors comme un affreux mirage
Devant vous surgira l'image
De tous nos frères égorgés
Ô ma république adorée
Lève-toi surgis en tout lieu
Ô mes amours Vierge sacrée
Qu'il est beau ton drapeau de feu
Découvrez-vous tous place place
Méchants plus de vœux superflus
À genoux vainqueurs et vaincus
C'est la république qui passe


                                                                                                                                                                                                                            

SOUVENIRS DE CALÉDONIE
CHANT DES CAPTIFS

Ici l'hiver n'a pas de prise,
Ici les bois sont toujours verts ;
De l'Océan, la fraîche brise
Souffle sur les mornes déserts,
Et si profond est le silence
Que l'insecte qui se balance
Trouble seul le calme des airs.
coquelicotsSeeparees.gifLe soir, sur ces lointaines plages,
S'élève parfois un doux chant :
Ce sont de pauvres coquillages
Qui le murmurent en s'ouvrant.
Dans la forêt, les lauriers-roses,
Les fleurs nouvellement écloses
Frissonnent d'amour sous le vent.
Voyez, des vagues aux étoiles,
Poindre ces errantes blancheurs !
Des flottes sont à pleines voiles
Dans les immenses profondeurs.
Dans la nuit qu'éclairent les mondes,
Voyez sortir du sein des ondes
Ces phosphorescentes lueurs !
Viens en sauveur, léger navire,
Hisser le captif à ton bord !
Ici, dans les fers il expire :
Le bagne est pire que la mort.
En nos cœurs survit l'espérance,
Et si nous revoyons la France,
Ce sera pour combattre encor !
Voici la lutte universelle :
Dans l'air plane la Liberté !
À la bataille nous appelle
a clameur du déshérité !...
... L'aurore a chassé l'ombre épaisse,
Et le Monde nouveau se dresse
À l'horizon ensanglanté !


Catégorie : - POESIE
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