Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes" évangile de Jean

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LA CROIX, « Un scandale ? »

« …Or le régime de la LOI ne procède pas de la FOI… Christ a payé pour nous libérer de la malédiction de la loi en devenant lui-même malédiction pour nous, puisqu’il est écrit Maudit quiconque est pendu par le bois [Deutéronome21,23]. Cela pour que la bénédiction d’Abraham parvienne aux païens en Jésus Christ et qu’ainsi nous recevions, par la foi, l’ESPRIT, objet de la promesse. » PAUL (Galates 3,12-14)

  Étrange, cette croix symbole du Christianisme ! Pour les croyants, concept de l'amour absolu et créateur de Dieu envers l'homme… Mais, concilier l'idée de Dieu avec l'image de l'homme Jésus sur la croix ? Accusé de blasphème parce qu’il avoue son essence divine. Pourtant les historiens y voient un supplice courant dans l’Empire Romain : les 6.000 esclaves, révoltés avec Spartacus, crucifiés sur la route de Capoue à Rome. On pense aux martyrs, Gandhi, Martin Luther King et tant d'autres. La phrase du Psaume 22 que Jésus répète en mourant, « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » allusion spontanée à l’ANCIEN TESTAMENT, démontre que la Passion accomplit les Ecritures: « Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort ». (voir Matthieu et Marc), PSAUME 22, « Mon Dieu, Mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné » dont le verset 18: Ils se partagent mes vêtements et tirent au sort mes habits. S’ajoute "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font" cité par Luc - qu’on retrouve dans les ACTES DES APOTRES, attribués au premier disciple martyrisé, ÉTIENNE, «Tandis qu’ils le lapidaient, Étienne prononça cette invocation, Seigneur Jésus reçoit mon esprit. Puis, il fléchit le genou et lança un grand cri : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché ». Luc crée, ainsi, une analogie exemplaire des Resurrection.jpgdébuts de l’Église Chrétienne avec les gestes et les paroles de Jésus :le PARDON annonçant l’histoire du Salut.

Alors, pourquoi la croix ? La crucifixion s’achève, inopinément, par un terme extraordinaire, paradis: « Jésus lui répondit (à l’un des 2 suppliciés qui lui fait confiance) : "En vérité, je te le dis, aujourd’hui, - soulignons le futur immédiat - tu seras avec moi dans le paradis." Par la croix, Jésus révèle son amour pour tous les humains, y compris ceux qui le persécutent. Ce pardon de Dieu nous fortifie formidablement qui nous offre cette force intérieure de la réconciliation. Parce que, la victime n’est pas coupable ! Rappelons-nous les pharisiens s’interrogeant doctement sur l’origine du péché d’un lépreux. Même raisonnement dans notre France laïque, qui suspecte les chômeurs d’être paresseux, les femmes violées de l’avoir cherché etc. Sur la croix naît l’intégrité la plus pure car le poids d’une soi-disant « faute » ne doit pas augmenter l’épreuve. Partout dans le monde où des hommes, quelle que soit leur religion ou leur civilisation, ont la volonté fondamentale de restaurer l’humain profané, le Christ crucifié, transcende leur lutte en lui donnant sa propre dimension : l'Esprit divin, à l’œuvre, crée au fond des cœurs et entre tous, l'Être Nouveau - sans jamais faire nos distinctions étriquées. Partout dans le monde où des hommes, souffrent de la maladie, de la mort, de l'injustice, chaque fois le Christ qui a connu ces chemins douloureux, se tient incognito à leur côté. Sa souffrance les a toutes résumées ; il est le compagnon des mauvais jours, celui qui s'implique !

Enfin, Jésus meurt … pour ressusciter ! Mais la Résurrection ne clos pas un drame de façon heureuse. Elle demeure à la fois mystère et message : le tombeau vide. Plus une expérience qu’une réalité. Ce qui compte c’est le signifié, le message.

« Ni la mort, ni la vie, ni les anges ni d'autres autorités ou puissances, ni le présent, ni l'avenir, ni les forces d'en haut, ni les forces d'en bas, ni aucune choses créée, rien ne pourra jamais nous séparer de l'amour que Dieu nous a manifesté en Jésus-Christ, notre Seigneur » (Paul, Romains 8.38)

A l’aube de Pâques, la Résurrection, marque sacrée du ministère de Jésus, emporte citoyens et esclaves de l'Empire Romain dans la voie bienheureuse du Christianisme. La Résurrection de Jésus-Christ représente le moment capital de Dieu en ce monde qui résume toute son activité créatrice. Impossible de décrire ce phénomène, d'en rendre compte à la manière d'un journaliste, on s’embourberait dans l'absurde ! Elle n'est, sans doute, abordable qu'avec le regard de la foi. C'est à dire de ceux qui y trouvent une optique réconfortante et pourtant logique ; Pâques reflète la conviction essentielle de l’intervention Dieu pour réhabiliter le crucifié. Beaucoup plus qu'un simple  miracle, le témoignage de Dieu vis à vis de Jésus, de la même manière que Jésus s'était tout entier inséré dans l'effort de Dieu pour un monde plus heureux. Tous les autres essais ou actions humains seront désormais évalués selon leur affinité avec le geste de Jésus-Christ. L'engagement de Jésus et sa mort sont le prototype de toutes les luttes humaines ! Mais Dieu a relevé Jésus, de même qu'il intervient de façon constructrice dans la vie de tout homme (et de tout animal, de toute plante aussi) pour y renouveler SA VIE. Ainsi la Résurrection de Jésus ressemble à tous les actes miraculeux - mais non surnaturels - accomplis par le Dieu du Renouveau. Tous les êtres connaissent (sans forcément en être conscients) ces guérisons et régénérations, après une maladie ou un deuil, cette résilience (Boris Cyrulnik), ces passages de l'obscurité à la lumière, de la mort à la vie, comme la Bible nous le raconte de sa première page jusqu'à la vision finale. Délivrance des paralysés, aveugles et lépreux dont la confiance fut reconnue Luc 5.17 ; l'eau  changée en vin pour le mariage de Cana...

« C’est par la grâce, en effet, que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi ; vous n’y êtes pour rien, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas des œuvres afin que nul n’en tire orgueil ». PAUL (Ephésiens 2,8-9)

Et encore plus précieuse : la tendresse de Dieu. Celle du père qui accueille avec tant de bonté et de douceur le fils prodigue ! Normalement qualité première du chrétien. Paul l’affirmait avec force, lui qui chérissait son église de Philippe ; le chrétien qui vit en Christ doit puiser à cette source de tendresse pour se rendre bénéfique. Ainsi le second chapitre aux Philippiens : « S’il y a quelque réconfort en Christ, s’il y a quelque encouragement (de l’amour de Christ), s’il y a quelque communion de l’Esprit, s’il y a quelque tendresse et compassion (en Christ), rendez pleine ma joie en vivant en plein accord… »

Antoine Fignes


Catégorie : - SPIRITUALITE
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