Texte à méditer :  

Rêver un impossible rêve
Porter les chagrins des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir ou personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer même trop même mal
Tenter sans force et sans armure
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête
Suivre l'étoile ...

  
Jacques Brel
 
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  « En lui était la vie et la vie était la lumière des hommes" évangile de Jean

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La peine de mort traverse toute
l’histoire politique et religieuse
de l’humanité. Son abolition, elle,
est une histoire récente.
Dans l’Antiquité comme au Moyen Âge, la peine de mort était considérée comme un droit
pour la famille de la victime et pour la société, censée garantir le maintien de l’ordre par la
prétendue exemplarité de l’exécution.
Ce n’est qu’en 1786 qu’un premier État souverain, le Grand Duché de Toscane, décide d’abolir
la peine capitale. Avec l’émergence progressive de l’État de droit, les prérogatives du souverain
et l’exercice de la vengeance privée sont rognés. Le siècle des Lumières prend conscience
de la nécessité de réformer un système pénal archaïque ; avec son traité Des délits et des
peines, Cesare Beccaria dénonce l’inutilité de la peine capitale et rencontre un succès
européen.
Les jeunes États d’Amérique du Sud furent les seuls (Cuba excepté) à fonder leur république
sans y inscrire la peine de mort (les périodes dictatoriales constituant des parenthèses dans
leur histoire).
Avec 15 États abolitionnistes en 1945, la planète compte en 2006, 88 pays abolitionnistes
pour tous les crimes et 11 pour les crimes de droit commun. Derniers en date: le Liberia et
les Philippines. Si l’on ajoute la trentaine de pays qui n’ont plus exécuté de condamné à mort
depuis plus de dix ans, c’est une large majorité d’États qui, au XXIe siècle, n’appliquent plus
la peine capitale.
Si la prétendue raison d'État du souverain est remise en cause par l'interdiction de mettre
à mort un homme, la peine de mort est aussi remise en question par les grandes religions
monothéistes : alors que toutes ont légitimé la peine capitale dans leurs textes sacrés, depuis
la fin du XXe siècle des interprétations émergent qui tendent à en limiter l'usage : les autorités
juives, catholiques, orthodoxes, protestantes (sauf aux États-Unis), musulmanes de plus en
plus, condamnent fermement les exécutions et appellent à l'emploi d'autres moyens pour
lutter contre le crime.
Depuis les années soixante-dix, le combat pour l’abolition de la peine de mort est devenu
un enjeu international qui dépasse les frontières nationales. Les Nations unies n’ont adopté
une Convention internationale contre la peine de mort qu’en 1989. Amnesty International
n’avait intégré la revendication de l’abolition dans son mandat qu’en 1975.
Souvent, les pays qui ont connu un traumatisme politique majeur (génocides et guerres en
Europe, génocide au Cambodge, apartheid en Afrique du Sud) ont su abolir la peine de mort
et expurger leur raison d'État de ses prérogatives les plus excessives.
Le mouvement vers l'abolition universelle de la peine de mort est lancé. Mais il reste fragile.
Le fait qu'aucun grand philosophe (à part des juristes comme Beccaria ou des utilitaristes
comme Hume), n'ait pensé de philosophie de l'abolition même parmi les humanistes (Kant)
souligne l'ampleur du chantier de l'abolition universelle.
Les exécutions
L’histoire de la peine capitale
est indissociable des multiples
modes d’exécution que surent
imaginer les hommes au fil
du temps. Des arènes de Rome
aux bûchers de l’Inquisition, des
crucifix de l’Antiquité aux potences
du Moyen Âge, du pal oriental
à la guillotine française,
du supplice de la roue à celui
de l’écartèlement, au nom
de l’exemplarité, les méthodes
d’exécution transformaient la mise
à mort en un terrible supplice,
devant un public généralement
enthousiaste. Les méthodes
d’exécution les plus récentes
s’apparentent à des réutilisations
plus « modernes » des inventions
de l’Antiquité. L’injection létale,
qui permit de reprendre
les exécutions aux États-Unis
en 1977, n'est qu'une forme
d’empoisonnement, comme celles
de la Grèce Antique. Des méthodes
ancestrales comme la décapitation
ou la lapidation continuent à être
employées dans des États comme
l’Arabie Saoudite, l’Iran…
Deux

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